jeudi 29 juillet 2010

Spin Robert Charles Wilson Folio SF


La science fiction n'est pas mon univers naturel, c'est sûrement un des premiers livres de ce genre que je lis. Et pour le coup je me suis laissé influencé par un bandeau de l'éditeur indiquant que l'auteur avait obtenu un quelconque prix, chose que je ne ferai jamais pour la littérature classique, ayant peu de confiance dans les prix.. Reste que c'est un indicateur comme un autre quand on aborde un continent inconnu..

Le spin c'est une membrane qui apparaît entre la Terre et le reste de l'univers un soir d'été, alors que les héros du livre ne sont encore que des adolescents. Ils sont trois : le narrateur Tyler Dupree et les jumeaux Diane et jason Lawton. Le trio est lié car le père de l'un et des autres étaient eux mêmes amis, avant que l'un d'eux ne meure.
Mais revenons au Spin une sorte de membrame posée là par des hypothétiques (une forme d'intelligence supérieure) et qui a pour particularité de décaler la vitesse d'écoulement du temps sur terre et dans le reste de l'univers. Alors que le temps continue de passer comme aujourd'hui sur la Terre, sa vitesse s'accroît formidablement dans le reste de l'univers, de sorte que la fin du soleil qui est prévu dans quelques milliards d'années en temps terrestre, devient une perspective prévisible dans une vie d'homme (je ne sais pas si je suis clair).. En résumé, si rien n'est fait, la fin du monde est proche !
Sauf que Jason un brillant scientifique soutenu par son père, un homme apparament sans affect avide de pouvoir, vont créer une agence spatiale qui compte profiter du décalage temporel pour produire une vie humaine sur mars... la suite...

Disons le net : j'ai retrouvé un plaisir enfantin devant cette histoire formidablement construite et racontée. Wilson n'est peut être pas le plus grand styliste du monde, il y a des redites parfois pénibles (un lecteur se souvient de ce qu'on lui a dit trois pages plus tôt non ? ) et la fin être un peu trop longue à mon goût, c'est le bonheur des livres d'aventures que l'on retrouve ici. Et des meilleurs. Car en parlant de ce futur proche où le Spin est menaçant, c'est d'un monde assez proche du nôtre dont il est question (le futur décrit dans le livre n'est pas fondamentalement différent du nôtre). Mieux encore, plus que l'intrigue de SF proprement dite, le roman est passionnant par les relations qu'il tisse entre les personnages et ce sur deux générations.
L'étrange lien entre le narrateur et Jason ou entre Jason et son père (encore un fils qui veut prendre la place du père.. allo Oedipe ?) sont le vrai moteur du livre.. C'est un très bon roman psychologique, avec même une histoire d'amour qui en cache une autre. Juste un exemple, au cours du récit Jason est atteint d'une maladie incurable qui menace sa vie. POur le scientifique qui veut comprendre ce qui se passe, la perspective de mourir (alors que c'est le destin de l'ensemble de la Terre) devient insupportable, le renvoyant à la condition humaine. Et sans dire un mot de plus, le récit de sa très extra ordinaire agonie est très réussie. L'homme de sciences mourant en sachant tout ce qu'il a toujours voulu savoir..
Construit en alternant un récit au temps présent, où le narrateur en fuite a des problèmes de santé et prépare son évasion avec la jumelle Diane, et un autre au passé à l'époque où le Spin est arrivé, la progression de l'intrigue est parfaite, les élémens du présent et du passé s'éclairant mutuellement.
Dernier point : le livre est aussi une méditation sur la conduite des hommes face à un danger plus grand qu'un. les deux jumeaux incarnent les deux réponses possibles : quand Jason choisit la science et l'envie de comprendre, sa soeur se réfugie dans de nouveaux cultes qui voient dans la fin annoncée des temps la réalisation des promesses messianiques. L'auteur choisit son camp, en faveur de la Science..
et puis il faudrait parler d'un personnage étrange qui apparaît à mi roman, mais ce serait vous révéler une information qui réduirait votre plaisir de lecture.
Brassant de nombreux thèmes, sans trop utiliser de jargons, Spin est le meilleur divertissement que je conçois pour un été.

La cité sans murailles Tobias Hill Ed Rivages


De Tobias Hill, j'avais lu le premier roman le cryptographe qui m'avait valu la peine de l'interviewer, honneur d'autant plus grand que c'était le premier écrivain que j'interrogeais (si on excepte un portrait jamais paru de Pascal Morin, mais c'est une autre histoire).
Je voulais donc lire son second roman dès qu' il a paru, et puis le temps tout ça... et c'est plus d'un an après sa sortie que je publie ce billet. On retrouve d'emblée tout ce qui j'avais aimé le premier : son goût du détail, son style très précis, son sens de la nature. Tobias Hill c'est d'abord un ton, la capacité à créer une atmosphère, en l'espèce inquiétante, quand le cryptographe était plutôt dans la nostalgie. L'histoire ? Celle d'un jeune archéologue britannique qui quitte tout pour partir en Grèce, le pays qu'il a étudié, où il échoue dans un restaurant de la banlieue d'Athènes. Ben Mercer (c'est son nom) y rencontre bientôt une figure de sa vie d'avant, un camarade d'Oxford venu en Grèce pour des fouilles à Sparte avec une bande cosmopolite et improbable. POurtant, ce groupe paraît soudé et Ben fasciné par la cité sans murailles (Sparte) rejoint le groupe où il peine à faire sa place...
Peu à peu, pourtant, il découvre que l'archéologie n'est pas le seul ciment des uns et des autres.

Sur un canevas de film à spectacle que pourrait faire Hollywood, Tobias Hill écrit un livre à la façon de Rosselini, prenant son temps, pour installer l'intrigue et les personnages, notamment celui du narrateur, aussi looser que le héros du cryptographe était l'incarnation de l'homme à qui tout réussi.
Ben Mercer étant un spécialiste de Sparte, le texte alterne chapitres au présent et thèse sur la cité spartiate, notamment sur ses mystéres (la puissante cité ayant finalement laissé peu de traces de son passé). Outre le plaisir d'une intrigue fascinante, le livre permet à tous ceux qui comme moi ne connaissent pas l'histoire greque d'apprendre... Sans oublier les étonnantes correspondances entre les époques...

dimanche 6 juin 2010

L'autre jardin Francis Wyndham



photo PB

Court roman ou longue nouvelle (à peine plus de 100 pages), l'autre jardin est le portrait de Kay Desmaret, la fille aînée d'un voisin du narrateur. Kay est un peu plus âgée que lui, de sorte qu'on sent bien que si amour il y a, il n'est pas vraiment possible. C'est donc un portrait amical qui est dressé au fil des pages, un très joli portrait. Le récit commence dans les années 30 et se termine après la seconde guerre mondiale qui joue un rôle dans l'évolution des personnages, ne seraient ce parce que les jeunes hommes sont mobilisés.
Le talent de Wyndham est de faire le portrait de Kay sans jamais s'attarder sur elle. Un des chapitres narre une réunion avec les dames de la bonne société locale, qui par contraste éclaire les motivations de Kay, une jeune femme trop libre pour son époque, mais pas assez pour échapper à son destin. Car Kate est prisonnière de parents avec lesquels elle entretient une relation "complexe". Malheureuse parmi eux, elle ne peut pourtant se résoudre à partir, jusqu'au jour où lors d'une querelle domestique l'obligera à fuire, l'amour de Kay pour un chien étant plus fort que sa vie même.
Denis, un ami du narrateur écrit à propos de Kay : "même lorsque nous échangeons à peine deux mots, elle est d'une compagnie très agréable -...- Il y a quelque chose de tragique chez elle, je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi peu sûr de soi." Tout est dit d'un personnage inoubliable au charme fort qui, on le comprend a pû marquer le narrateur, encore jeune homme. Le toujours pertinent Benjamin Berton évoque dans sa critique de fluctuat.net une cousine de Blanche du tramway nommé désir. Kay me rappelle de façon inexplicable une sorte de cousine de l'héroîne de breakfast at compagny.
Attention, petit chef d'oeuvre !

Editions Christian Bourgois

L'imposteur Damon Galgut


Adam perd son emploi alors il demande à son frère les clés d'une ruine qu'il possède dans une région désertique de l'Afrique du Sud. Il y croise un dénommé Caning, qui se présente comme un ami de pensionnat, et qu'Adam a visiblement oublié, et pour cause, tant Caning est présenté comme une sorte de Monsieur Tout le Monde. Sauf qu'en l'espèce MOnsieur TOut le monde a hérité d'un père haï un domaine, avec la fortune qui va avec et qu'il a épousé, les temps changent, une sublime femme noire. Mais Adam n'a visiblement pas lu les 10 commandements et ignore que "tu ne convoiteras pas la femme d'autrui".
Adam ayant des vélléités poétiques, il est venu aussi taquiner la muse, comme on dit, tandis qu'il a pour voisin un homme étrange qui l'observe, travaille dur dans son potager et réalise quand le soir vient des sortes d'oeuvres d'art naÏf.

Rarement j'ai été aussi partagé sur un livre : pour tout dire, il me semble trop parfait, tout s'emboite trop bien, chaque geste semble étudié, réfléchi et je repense à cette citation qu'aurait faite françois truffaut (c'est sylvain qui me l'a dit), "les grands films respirent grâce à leur défaut". Or là de défauts il n'y en a point à mon sens.
Et l'instant d'après je me reprends : peut on reprocher à un livre d'être trop réussi ? car derrière cette histoire ce que Damon Galgut dresse c'est u portrait de l'Afrique du Sud moderne, où après l'apartheid tout n'est pas parfait, loin de là. Tout le monde est imposteur dans ce roman, où le passé est pour tous une source de tourment. Pour l'un parce qu'elle le renvoie à son père honni. C'est peut être cette partie là qui est la plus réussi : Galgut invente d'intéressantes variations sur l'impossible relation entre père et fils. Là où le père voulait faire un zoo, conservatoire de l'Afrique première, le fils noue de troubles relations avec le nouveau pouvoir pour établir un golf de luxe. "je m'endors heureux, chaque soir, en pensant à la façon dont je vais démanteler son rêve". Car le paternel était un sud africain d'avant, un homme pour qui la sépération raciale allait de soi, mais capable aussi d'apprendre la langue de ses domestiques noirs.. mais qui ne supporterait pas de voir son fils marié à une femme noire. On retrouve là toute les nuances qu'on trouve dnas les grands romans sudistes des écrivains nord américains, je pense notamment à Lousiane de Louis Bromfield.. mais c'est une autre histoire
Sans parler du rapport trouble entre le narrateur et ce Canning..
Alors, suis je un enfant gâté qui métite un coup de pied aux fesses pour faire la fine bouche devant cet ouvrage ? Ou bien l'imposteur en dépit de ces incontestables qualités et du portait contrasté qu'il fait de l'Afrique du Sud mérite-t-il mes réserves ?

Détail étonnant, alors que j'écris ces lignes, j'entends sur radio classique la crititque d'un roman sud africain....


Editions de l'Olivier

Ce qui était perdu, Catherine O'Flynn


Un roman recommandé par Jonhattan Coe, l'auteur inégalé de Testament à l'anglaise et du Cercle fermé ? Vite je fonce d'autant qu'il est publié par Jacqueline Chambon, une vraie éditrice comme je les aime (à cet égard il faut lire à tout prix Le cercle de feu de Hans Lebert, un auteur qui a influencé le prix Nobel Jelinek). Mais revenon à Ce qui était perdu.
Kate est une pré-adolescente qui se prend pour un détective. Le livre commence par le récit de ces aventures dans ce que j'imagine être une ville moyenne de Grande Bretagne (en relisant je découvre que l'histoire se passe à Birmingham). Son grand plaisir ? Elle suit les gens, établit des rondes et aime traîner dans un méga centre commercial tout nouveau, tout neuf, avec sa peluche dans son sac.. voilà pour la première partie
Vingt ans plus tard, le même centre commercial a gagné une extension et ce que Souchon appellerait une foule sentimentale va et vient. D'autres y travaillent comme Kurt, agent de sécurité, ou Lisa, manager comme on dit maintenant dans une grande surface culturelle. L'un et l'autre vont se rencontrer et découvrir qu'ils sont liés à la disparition de la petite Kate car la petite fille disparaît.

Tout de suite, on voit ce qui a pû plaire à Jonhattan Coe dans un tel livre : une construction maîtrisée de bout en bout et qui a du sens. Car si l'auteur fait le choix de portraits fragmentés, c'est qu'elle montre l'ultra moderne solitude, toujours Souchon, telle qu'elle est. Des gens qui se côtoient et se croisent. Le héros du livre est le centre commercial qui incarne peut être mieux que tout le changement d'époque, qui est le symbole de "ce qui est perdu".
Mais là où un (mauvais) romancier produit un texte expérimental plus ou moins réussi (car les auteurs en France produisent des textes, ils n'écrivent pas) Catherine O'Flynn conserve tout ce qui fait le plaisir de la fiction : des personnages, une histoire, et, même un suspense. C'est un émouvant portrait de la middle class que dresse l'écrivain, entre rêves et consumérisme, entre besoin d'amour et solitude pathologique. Le plus réussi de ce livre est peut être son ouverture avec le récit de la vie de la jeune Kate, qui pourrait être très misérabiliste, façon écrivain engagé, et qui a quelque chose de la fraicheur de l'enfance, cet âge où tout ce qui est autour semble donné. Je ne crois avoir jamais rien lu qui restitue de façon aussi juste la voix intérieure d'un enfant.
Un seul bémol : la fin est peut être un peu trop mélodramatique. POur le récit il fallait sûrement que l'irrémédiable se produise, mais le suicide d'un personnage dans le parking du centre commercial est la seule faute de ce roman que comme Jonhattan Coe, je n'ai malheureusement pas son talent, alors je partage ses avis, que je vous recommande


Editions Jacqueline Chambon

samedi 15 mai 2010

Olivier Jacquemond New York Fantasy



On ne peut pas imaginer plus opposé au roman précédent que cette fantaisie new yorkaise, où un jeune Français quitte la France pour voir le rêve américain. Etudiant en philosophie, le narrateur peut développer son analyse de la ville phare des Etats-Unis, "lieu où les gens venaient non pas afin de vivre ou de concrétiser leur rêves mais plutôt pour s'inventer les rêves qu'ils n'avaient pas". Dans la ville où le temps ne s'arrête jamais, la nostalgie est toujours déjà là, car là plus qu'aiileurs, rien ne dure jamais... à tel point que certains êtres n'arrivent plus à .. être justement.

En une petite centaine de pages Olivier Jacquemond fait de son "héros"étudiant un barman qui change de prénom et fait quelques rencontres. A commencer par le personnage de Mick ancien critique de rock, ayant fréquenté les héros du new york des années 60 70 devenu écrivain et client du bar de nuit. Il y a chez lui quelque chose d'un Méphistosphélès bienveillant, une sorte de diable qui voudrait vraiment le Bien de Tom, capable de voir derrière les apparences d'un barman bien sous tous rapports un être de félures.

New York Fantasy est plus une nouvelle qu'un roman, peut être une sorte de poème en prose tant le style de Jacquemond frappe : "je me mis régulièrement, à partir de cette époque, à trembler, c'était bien le signe qu'un fantôme m'avait frôlé" note le narrateur. C'est aussi un roman car peu à peu l'intrigue se développe et ce jeune homme qui écoute avec Mick Leonard Cohen comprendra bientôt le lien secret qu'il entretient, par delà les générations, avec New York.

Certains opposeront le roman de Bramly à celui-là, le premier racontant le monde quand le second peut sembler plus centré sur l'intime du narrateur. J'aime pour ma part autant l'un que l'autre et la richesse d'une littérature est de pouvoir proposer aussi bien l'un que l'autre, sans oublier que Jacquemond publie ici sa première fiction quand Bramly est déjà un vieux routier. Enfin, cela rappelle surtout l'artifice de la distinction entre fiction de soi et récit picaresque. en 120 pages écrites à la première personne, Olivier Jacquemont raconte aussi son époque, ses rêves et même ceux de la génération d'avant.. L'intime est toujours une histoire collective.

Le premier principe, le second principe Serge Bramly, Le livre de poche



Sur le thème éternel des apparences et du réel, Serge Bramly a réussi avec le premier principe, le second principe (titre un peu pompeux emprunté à la thermodynamique, sans grand intérêt ici) un bon roman d'espionnage. 700 pages difficiles à résumer de peur de déflorer le plaisir du (futur) lecteur. C'est la rencontre fortuite sous le pont de l'Alma d'une princesse d'un paparazi et des services secrets, sur fond de ventes d'armes à l'Iran sous les septennats d'un président de la république socialiste.
Le grand talent de Bramly provient de sa manière d'utiliser les images dont nous sommes rassasiés pour nourrir son intrigue. Ainsi tout commence par le récit d'une jeune femme accidentée de la route, un récit d'une soixantaine de pages, d'abord très intrigant, puis peu à peu le lecteur croît reconnaître la situation, jusqu'au moment où il recolle cette histoire avec l'Histoire.
Déjà, Bramly est revenu en arrière, à un mariage princier quelques années plus tôt, à un événement planétaire en mondiovision, auxquels assitent forcément, tous les protagonistes de son livre, aussi bien Max le photographe que l'agent qu'on appelait dominique, Monsieur Joyeux un trafiquant d'armes et les frères Azzam, sans oublier l'étrange narrateur et un membre du cabinet d'un jeune ministre socialiste prometteur...
Tout est dit dès ce moment. Derrière les images officielles d'un bonheur mis en scène, tout le monde sait maintenant que la vérité était tout autre. La mariée était d'autant plus belle que le glamour du conte de fée était factice. Pour Bramly, l'Histoire obéit à cette règle invariable. Plus nous voyons des images, moins nous savons.. La société du spectacle est une société du mensonge permanent. Nous vivons dans un décor d'opérette, tandis qu'ailleurs se nouent des alliances aux conséquences autrement plus tragiques qu'une mésalliance, fût-elle royale.
Roman d'espionage certes, mais aussi analyse de caractère. Il ne faut pas s'attendre en lisant ce roman à voir des camions exploser, assister à des tueries toutes les trois pages façon grand spectacle hollywoodien. Chez Bramly, la cruauté est écoeurante et éprouvante pour le lecteur : le récit d'une vengeance africaine et d'un règlement de comptes sur fond de guerre yougoslave sont d'un naturalisme frissonnant loin de toutes les esthétisations de la violence guerrière que le cinéma nous offre. Plus subtilement, le livre raconte un monde finalement très plat. Au fil des 700 pages, le suspense est ténu, Bramly s'attachant surtout à nous narrer comment les personnages finissent par arriver là.. sous un tunnel où ils n'auraient pourtant jamais dû se trouver. Encore une fois, sans rien dévoiler, le retournement final est excellent, et le personnage de l'espion sinologue qui mène la troisième partie de l'intrigue est un personnage véritablement attachant.
Ce n'est pas un turning page à l'anglo saxonne, c'est bien plus que ça : un vrai roman avec des personnages. Toutes ressemblances avec des personnages....

A propos de la photo : sur les lieux du mur de berlin, monument comémorant la mort du premier habitant de l'est ayant voulu passé à l'ouest clandestinement.
Photo modifiée : une boite à biscuit commémorant un mariage princier...